Les Autoportraits Multiples

 La série 

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Explication 

De l’Inde à l’Afrique en passant par l’Israël et Belleville, où elle vit, la photographe nous invite au gré de ses voyages et de ses déambulations, dans des lieux chargés d’imaginaire, résonnant des pas empressés du quotidien ou accueillant les flâneries oisives des habitants de son arrondissement. Temples du Rajasthan aux parterres de marbre réfléchissant le ciel, esplanade des mosquées, mur de Bethléem ou Lavomatics du 20e baignant dans la lumière blanche de néons, le parcours proposé par la série des autoportraits multiples saute d’une réalité à une autre, sans hiérarchie ni transition.

Mais avant tout, les autoportraits de Juliette Chenais de Busscher nous racontent des histoires. Les paysages sont le cadre, sinon d’une intrigue, du moins d’une scène de vie qui se déroule. La photographe se distribue différents rôles, jouant, au besoin, plusieurs personnages, nous rappelant peut-être qu’à l’instar de sa silhouette multipliée pour remplir et animer une scène, les personnalités de tout un chacun comportent elles aussi de multiples facettes.

Ici, une touriste prend compulsivement des photos du mur tagué de Bethléem, là, une femme du néolithique avance armée d’une lance, là encore, une baigneuse passe en revue toutes les activités qu’il est imaginable de faire en passant une après-midi à la plage. L’exploration des possibles conditionnée par un endroit donné n’a de pair que la liberté des gestes. Car ces autoportraits aux couleurs pop et aux embardées volontiers poétiques et drôles, n’éludent pas la problématique des lieux arpentés. En Algérie, la mémoire du FLN plane et le niqab couvre la moitié des femmes. En Palestine, le mur est devenu un spot touristique autant que l’église de la nativité, attirant à lui la bonne – et non moins voyeuse – conscience du monde occidental.

Montrant des scènes de rue ou des huis clos, les autoportraits de Juliette Chenais de Busscher poussent à son plus haut degré la photographie narrative, si bien qu’ils en réinventent le genre.                                                            

Inès de Giuli, historienne de l’Art

 

Formats et Tarifs

existe en 3 formats :

- 105 x 70 cm, sur support dibond  : 600 euros

limité à 10 exemplaires

- 40×60 cm, sur support dibond : 300 euros

limité à 20 exemplaires

- 24×36 cm, sur support dibond : 150 euros

limité à 30 exemplaires